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 Honor is the rust on a gold blade

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Kana Shinomiya

Propriété d'Abel




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●● Métier: Glandue.
●● Âge du personnage : 21 ans.
●● Relationships :
MessageSujet: Honor is the rust on a gold blade   Mer 3 Sep - 3:18




∆ ∆ Kana Shinomiya
feat. Saber Lily - Fate

●● SURNOM : Elle n'en a pas, elle déteste ça.
●● ÂGE : 21 ans.
●● SEXE : Féminin.
●● SEXUALITÉ : Hétérosexuelle.
●● GROUPE: Réprouvée.
●● MÉTIER : Aucun, elle ne supporte pas la vie en...Société.
There is a meaning for wings that cannot fly. It's a precious memory of when you once flew in the sky.


∆ Once upon a time

« This is the end of my dream. My wings forgot how to fly, since I only kept pretending to flap them. Is there a meaning to wings that can’t fly? »

Cette marque sur ma poitrine avait toujours été comme un rappel. Blessant, indéniable, dévastateur. Un cadeau du ciel ? Un fardeau, oui. Une malédiction, une plaie suintante de haine et d’égoïsme. Je ne l’avais jamais acceptée. Aujourd’hui encore, je refuse de le faire. Mes parents eux-mêmes avaient refusé l’évidence même de savoir leur fille Enfant des Cieux. Alors la décision avait été nette, claire, précise, sans appel. « Nous l’enverrons chez les Erudits dès qu’elle s’éveillera. ». Je ne comprenais pas. Je ne savais pas pourquoi, alors que je n’avais que six ans, ces parents qui m’avaient dorlotée tant d’années, avaient fini par m’en vouloir, par me considérer comme un déchet, un fardeau trop lourd à porter. Je ne voulais pas savoir. J’avais mal. Un peu, pas assez. J’étais une enfant effacée, une enfant qu’on voulait cacher.

Alors j’ai passé le plus clair de ma vie dans la Campagne Environnante. Mes parents avaient choisi de déménager le jour même de ma venue au monde. A la seule vue de cette marque qui définissait la pire crainte qu’ils auraient pu éprouver. Ils savaient, ils en avaient conscience, ils étaient parfaitement au courant de ce qui les attendait. Alors j’avais grandi entourée des brises d’été, des prairies dévastées par l’hiver, des arbres colorés en automne, du soleil brûlant ma peau au printemps alors que je me roulais dans les fleurs du jardin. Mais je n’avais jamais été en bonne santé. Pourtant, cela ne m’a pas empêchée d’être scolarisée, de sortir jouer avec les rares amis que j’avais, dans les champs.

En cette chaude journée. En cette journée-là d’été.

Le jour suivant l’achat de mon maillot de bain pour les vacances. Alors que la pluie m’avait paru cruellement froide… Ma première hospitalisation. Ils avaient cru à un rejet, au début. Eux, mes « parents ». Mais l’hôpital n’avait diagnostiqué qu’une maladie orpheline qui petit à petit me rongeait. J’en parle comme si ce n’était rien ? Oui. Parce que rien n’est fatalité. Et cet été que j’aurais dû passer sur la plage, s’était déroulé dans un cycle infernal entre hospitalisations, renvois et examens. Je n’en suis ressortie qu’une semaine avant la fin des vacances. Avant mon passage en sixième. C’était mon premier été volé.

&. Ces livres sur mes étagères restèrent ceux du collège.

Je n’étais plus scolarisée. Le plus clair de mon temps se passait entre les quatre murs de l’hôpital. Au début, j’étais visitée, assez souvent. On venait, on me parlait, on me disait que tout allait s’arranger, que moi aussi je connaîtrais cette école qu’ils avaient la chance de fréquenter. Puis, peu à peu, les visites s’étaient amoindries, jusqu’à ne plus être du tout. Même mes parents refusaient de se montrer. C’est comme si j’avais été effacée. Comme si mon existence même avait fini par déranger.

C’était la frontière invisible entre ce qui était réel et ce qui ne l’était pas.

Un soir. Le soir même de mes quatorze ans. Alors que les criquets chantaient bruyamment sous la fenêtre de ma chambre…
J’avais hurlé. A en déchirer le silence recouvrant l’hôpital. J’avais pleuré, à en vider mon corps de toute son eau. J’avais mal. Terriblement mal. Au dos, entre les omoplates. Les médecins n’avaient rien compris, avaient mis ça sur le dos de la maladie. Au final, ils ont fini par la remarquer, cette marque sous mon sein gauche. Ils ont fini par la voir, et ils les ont appelés. Pas mes parents, non. Plutôt un groupe de scientifiques qui me mangèrent deux années de ma pauvre vie. Mais je m’en fichais. Je me sentais mourir. C’était sans compter la douleur de la gifle mentale au réveil. « Tu es une Enfant des Cieux, n’est-ce pas ? » « Non. » « Alors d’où viennent ces plumées blanches, entre tes omoplates ? »
J’étais nue. Complètement nue. Attachée. Sur un lit qui n’était pas celui de l’hôpital où je séjournais. Dans un laboratoire dont je n’avais que vaguement entendu parler. C’étaient eux qui m’avaient emmenée. C’était donc ça. « Elle n’en est pas une, la marque est brisée. » Brisée ? Ce seul mot résonnait dans ma tête comme l’annonce même de mon décès. Comme si ma vie venait de s’arrêter. Je le sentais, que quelque chose m’avait été arraché. « Elle est l’un des premiers cas à présenter des plumes après un rejet. » « Gardez-la sous capsule. » Non. Je ne veux pas. Tuez-moi. Achevez-moi. Ne me confrontez pas à ça. Je ne veux pas.

Et je ne m’étais pas battue. Jusqu’au bout. Je ne mangeais pas. À vrai dire, ils me nourrissaient par perfusion lorsque mon corps malmené menaçait de céder. J’étais maigre. Affreusement maigre. Un cadavre respirant dans une capsule sous le nez de scientifiques qui ne me voyaient que comme un sujet d’expérience. Je ne les intéressais pas, je le savais. Mais je m’en fichais. Complètement. Je voulais mourir. On m’avait tout arrachée. Ce Fragment. Pourquoi avais-je fini par le rejeter ? Moi qui si longtemps l’avait renié, pourquoi pleurais-je désormais son absence ?

« Libérez-la. Elle ne nous est d’aucune utilité. »
Deux ans après. Je n’avais que seize ans. Ils m’avaient arrachée mes… « ailes », m’avaient volé vingt-quatre mois d’une vie que je n’aurais jamais réellement vécue. Parce qu’après ma libération revînt la maladie. J’errais. Je n’avais nulle part où aller, personne où m’attendre. Je dépérissais. Jusqu’à être trouvée. « Qu’est-ce que tu fous là ? » Il m’avait touchée. Il avait osé, alors je l’avais frappé, à m’en faire saigner les poings, à en pleurer, à en évacuer ma détresse. J’avais mal. Au cœur, au corps. Mon âme s’était déchirée. Mon existence s’était arrêtée. Mais ça ne l’avait pas empêché de m’emmener, contre mon gré. Il ne m’avait jamais communiqué son prénom, ne me parlait que peu, ne me touchait pas, ne me regardait pas. Il se contentait de m’obliger à vivre, comme je le devais. Je n’avais jamais compris pourquoi. Je n’ai jamais voulu comprendre pourquoi. Je me laissais aller, tout simplement. Je suivais le courant, parce que je ne pouvais rien faire d’autre.

« Tu es une Réprouvée... »
Je sais. Alors même toi, tu auras fini par le remarquer. La tâche n’était pas bien compliquée. Mon style de vie m’avait valu une nouvelle opération. Alors il l’avait vue, lui, cette marque sur ma poitrine, alors qu’il changeait les bandages recouvrant mon buste après une énième séance de ce que je considérais comme une torture. Tandis que je fixais le vague, la tête sur l’oreiller, tétanisée, assommée. L’affirmation résonnait comme une gifle, comme un reproche. Mais il ne m’en avait jamais voulu, je le savais. Tout avait continué à peu près normalement. Je vivais avec ma maladie, avec mon statut de Réprouvée. Je m’en fichais. Mais je ne voulais approcher personne. Je ne voulais connaître personne. Les symptômes du rejet ne vinrent qu’après. Longtemps après. Six ans après. Le jour de mes vingt ans, alors qu’il rentrait, en me faisant la bise comme il en avait pris la liberté. J’avais hurlé, je l’avais frappé. « Ne m’approche pas. Ne me touche pas. Dégage. » Il l’avait fait. Sans ciller. Parce qu’il comprenait. Et une fois de plus, je me retrouvais seule. Terriblement seule, avec pour seule compagnie cet appartement qu’il avait déserté. Mais qu’il continuait à payer. Sans cesser de prendre des nouvelles, de temps à autre, en me faisant savoir qu’il attendrait que j’aie de quoi me démerder pour le payer moi-même, ce loyer.

« Mon temps s’est arrêté. Mon cœur s’est arrêté. Ma poitrine est recouverte d’immenses cicatrices. »



∆ You're so badass

Tu soupires. Inspires. Expires. Tu as mal. Terriblement mal. Tes poumons te brûlent. Ta gorge sèche t'arrache des gémissements rauques. Tes yeux d'un bleu semblable au ciel retiennent les larmes que tu refuses de laisser couler, par fierté. Mais tu souffres, horriblement. Tu ne sais pas pourquoi. Tu ne sais pas comment. Tu as uniquement conscience du fait que là, sous cette poitrine cachée par une robe d'été, quelque chose semble pulser, vouloir s'extirper. Tes cheveux blonds comme les blés collent à ta peau pâle en raison de la sueur qui la traverse. Ta voix un peu trop délicate et éteinte s'élève dans un énième gémissement sourd alors que tu laisses lamentablement retomber ton corps trop faible contre le parquet de ton appartement. Tu ne tiens plus sur tes jambes. C'est infernal. Invivable. Comment peut-on être incapable de soulever cinquante misérables kilos ? Tu es maigre, Kana. Un peu trop. Beaucoup trop pour ton mètre soixante-dix. Tant et si bien qu'on te verrait presque au bord de l'anorexie. Mais pour l'heure, tu n'en as cure. Tu souffres. Et il n'y a que ça qui compte.
Elle avait l'air éteinte. Comme si plus rien ne pouvait la toucher, l'atteindre, l'affecter. Elle semblait avoir renoncé. À tout, au fait même de se battre pour sa vie, pour sa liberté. Et je ne pouvais que la regarder dépérir, dans une capsule bien trop grande pour elle seule. Je ne pouvais que la voir demeurer de marbre, le regard vide, face aux questions des Erudits, lorsqu'ils venaient s'enquérir de son état. Elle n'était pas un sujet intéressant, ils le savaient, mais ils la gardaient. Pourtant, elle ne resta pas longtemps aux Laboratoires. Un an, ou deux tout au plus. Personne ne l'attendait. Je le savais. Je la connaissais. Elle ne parlait jamais, ne souriait jamais, ne vous regardait même jamais. C'était comme si son monde lui-même avait cessé de tourner. Comme si elle stagnait. Comme si elle était ailleurs, catapultée dans un monde totalement différent de celui où je vivais. Kana était froide, désabusée, désintéressée. Mais à côté de cela, je la savais délicate, loyale et dévouée. Attentionnée et capable d'aimer. Malgré le fait qu'elle fût incapable de parler à qui que ce soit, de socialiser sans paniquer. Son enfance autant que sa vie lui avaient été volées. Elle en était devenue quelqu'un de brutal, d'agressif, de trop solitaire. Parce que ce Fragment autant que cette maladie lui avaient tout pris. Elle frappait, ceux qui voulaient l'aider, mais dans son regard il n'y avait ni haine, ni mépris. Que de la détresse. Uniquement de la détresse.


∆ & toi, t'es qui ?

●● Ton peuseudo : Arachne ; Ely ; Meeweena.
●● Âge : Assez pour fumer et boire en toute légalité.
●● Zelda ou Link ? Midona. SISI.
●● Comment tu nous a trouvés ? J'suis la fonda.
●● Des suggestions ? Je devrais peut-être ajouter deux trois trucs et faire ces foutues icones de partenariat ewe.
●● Le mot de la fin, alay ! J'vous aime putain.

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