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 ◭ Look at this blue fox. ~ ▪▪▪ ISAMI

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Isami Maeda





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●● Métier: Peintre & Calligraphe.
●● Âge du personnage : 24 ans.
●● Relationships :
MessageSujet: ◭ Look at this blue fox. ~ ▪▪▪ ISAMI   Mer 24 Sep - 4:10




∆ ∆ Maeda Isami
feat. Kishigami Komari + Yowamushi Pedal


●● SURNOM : Blue fox. Isa.
●● ÂGE : Il va sur ses vingt-quatre ans.
●● SEXE :
●● SEXUALITÉ : Il est homosexuel.
●● GROUPE: Enfant des cieux.
●● MÉTIER : Calligraphe et peintre reconnu sous le pseudonyme Blue Fox.

∆ Once upon a time


Maman. Tu sais, il ne faut pas pleurer.
Maman. Tu sais, il ne faut pas désespérer.
Maman. Tu sais, je suis là pour toi.

Oui, cette femme. Mon modèle. C’était la seule dont j'acceptais la présence. Elle était douce comme le bleu, belle comme le rouge et son odeur était rosée… Elle était vraiment précieuse à mes yeux. Mais elle avait perdu mon père. Son prince charmant. Alors que je n’étais qu’à peine dans son ventre. Alors que ne n’avait pas vu le jour. Mais, j’étais sa seule lueur d’espoir. Au départ, les médecins lui avaient annoncé que j’allais être une fille. Donc, elle avait choisit à l’avance mon prénom. Isami. Erreur. Tout le monde peut se tromper... Car finalement, je suis né garçon. Et en plus de cela, enfant des cieux, ce qui avait énormément inquiété ma mère. Il y avait, une aile déployée sur ma cheville gauche. Celle qui me rendait totalement solitaire. Comme le vert céladon...

Elle voyait en moi une véritable fille. Même si elle le cachait. Sinon, pourquoi ne m’aurait-elle pas donné un prénom masculin ? Je ne lui en veux vraiment pas. Au contraire, j’aime ce prénom. Je chérissais ce prénom. Tout comme je chérissais ma mère bien que j’avais peur de la perdre. Vraiment peur... J'étais effrayé à cette idée.

Petit, j’étais très faible comme le gris. Je prenais exemple sur elle bien que j’étais de nature absente, comme le blanc et je n’avais pas la présence masculine de mon père défunt. De toute façon, je savais que cela lui faisait plaisir. Oh… elle était heureuse, comme l’orange, d’avoir l’illusion d’éduquer une petite fille.

Un jour de printemps, alors que je venais à peine d’avoir six ans, j’étais plutôt timide comme le bleu bleuet. Faillait-il le dire clairement ? Sans passer par plusieurs chemins ? Sans tourner autour du pot ? Je devais être franc… Alors j’avais demandé, embarrassé comme le rose saumon :

« Maman… Maman, s’il te plait, cesse de m’acheter des vêtements de garçon… Tu te fais du mal… »

Elle avait rit délicatement en frottant doucement sa main aux doigts fins contre ma chevelure. Et c’était depuis ce jour là que j’avais commencé à m'habiller avec des vêtements de fille, bien que je portais, à l’école, l’uniforme masculin par pure tradition. Oui, c'était déjà assez tôt dans mon enfance que je me sentais comme une frêle demoiselle. Sensible comme le rose et joyeux comme le jaune

-----------------------------------------------------------------------------------------------

Un jour de mes sept ans, en hiver, j’étais seul comme le vert céladon. Maman travaillait. Et moi, je n’avais pas école. C’était un dimanche. Je m’ennuyais vraiment et en allant dans l’atelier au fond de ma maison, j’avais remarqué un trésor… Des feuilles blanches, fines, rigides, des tableaux vides, des pots de peintures et d’encres, des pinceaux, des crayons. Je ne savais vraiment pas à qui tout cela appartenait. J’avais récupéré une feuille à grain, douce comme le bleu au touché, un pinceau et trois couleurs : cyan comme le calme, jaune comme la joie, magenta comme l’amour…

Je caressais le pinceau doucement contre le papier en appréciant l’effet que cela me procurer. Du jaune… Jaune… jaune pétillant. Mais je suis heureux...? Je rajoutais une pointe de magenta… Orange. Je ne savais pas trop pourquoi je dessinais des formes irréfléchies. Pourquoi j’aimais cet instant ? Pourquoi j’en jouissais autant ? Je trempais plusieurs fois les poils de mon pinceau dans les encres puis après quelques minutes de silence, je remarquais un visage souriant. Celui de maman. J’avais dessiné son portrait. Bien qu’il manquait de la technique dans ce dessin, pour mon âge, cela était impressionnant.

Elle était enfin rentrée à la maison. Elle m’avait cherché de partout, jusqu’à remarquer ma présence dans cette pièce. En restant figée, elle m’observait peindre. Puis le grand sourire aux lèvres, le visage tacheté de plusieurs couleurs différentes, je m’étais tourné vers elle.

« Maman… J’ai trouvé un jeu très amusant… Regarde, je t’ai dessiné. »

Elle baissait les yeux vers mon œuvre puis, toute tremblotante et mélancolique comme le bleu lavande, elle m’avait sourit. Ses fines mains s’étaient posées contre mes épaules pour me serrer avec tendresse contre elle.

« Tu es comme ton père… »

Cet atelier. Il appartenait à papa. L’homme dont je ne connaissais aucunement le visage. Cet homme dont maman était folle amoureuse comme le magenta

Maman… Je suis heureux tu sais.
Heureux que tu retrouves en moi celui que tu as perdu…
Même si au fond cela me rend triste.


« C’est... bleu pervenche… » Avais-je murmuré en sentant des larmes dégouliner sur mes joues qui s’empourpraient au fur et à mesure.

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« Votre fils est synesthète, madame. »
« C’est une maladie grave ? »

Le docteur qui m’avait posé plusieurs questions dans son cabinet, s’était mis à rire à la question de maman. Il était amusé, comme l’orange abricot. Moi, en attendant son explication à ma mère, je dessinais la scène avec l’aide de mon bloc note et toujours ces trois couleurs habituelles.

« Mais non, ce n’est rien de grave. Et il ne s’agit pas d'une maladie. Rassurez-vous, c’est même un bon signe. Isami possède une très bonne mémoire. Et puis, c’est aussi un petit prodige dans la peinture d'après ce que vous m'avez déjà dit. »
« Cela signifie quoi plus précisément ? »
« Être doué de synesthésie c’est pouvoir associer plusieurs sens à la fois. Isami est doué pour associé les émotions, sensations, caractères par des couleurs. Oh… Et aussi les odeurs, n’est-ce pas mon petit ? »

En remarquant qu’il s’était adressé à moi, j’avais hoché la tête timidement.

« Par exemple, l’odeur de cette salle t’évoque quelle couleur ? »
« Gris de lin. » Avais-je répondu tout en continuant de frotter la mine de mon crayon contre le papier.
« Vous voyez, ce n’est rien de grave. »
« Je suis très impressionnée… »

Maman, elle était fière de moi. Elle voulait tout faire pour me rendre heureux. Orangé. J’étais inscris dans un collège spécialisé dans les arts. Il y avait des enfants de mon âge talentueux pour différents domaines artistiques. Moi j’assistais aux cours de peinture et de calligraphie. Les professeurs m’avaient plein de fois demandé pourquoi j’utilisais toujours les mêmes couleurs pour travailler. Celui qui me suivait pour la peinture, pensait que c’était pour me baser sur la synthèse soustractive. Mais je lui répondais tout simplement :

« Car ce sont des sensations que j’apprécie énormément… »

Mes camarades me trouvaient vraiment bizarre. Je n’arrivais pas à me lier avec les autres. Les filles ? Car je ne les supportais pas. Les garçons ? Car ils m’intimidaient… j’avais même un problème de communication avec mes professeurs même s’ils appréciaient beaucoup mes talents et qu'ils voyaient en moi énormément de potentiel.

Heureusement. J’avais ma passion. C’était très agréable. Vraiment doux… Comme le bleu.

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« Isami, quelle est ta couleur préférée ? »
« Maman… Ta question est vraiment dure… » Lui avais-je dis d’une façon plutôt relaxée.

Ses mains étaient plongées dans mes cheveux, elle riait avec délicatesse. Elle tentait de les coiffer car ils étaient vraiment de plus en plus longs. Je devais vraiment songer à les couper. Bien que je ne savais pas quelle style de coiffure pourrait m’allait.

« Je dirais bleu. Enfin, toutes les nuances de bleu. »
« Cela te correspond bien. »

J’avais quinze ans. Maman adorait toujours autant mon talent et ma passion. Pas simplement parce que je lui faisais rappeler papa, c’est surtout parce que j’étais exceptionnel à ses yeux. Raison de plus pour qu’un jour, elle m’ait demandé de peindre le grand mur blanc dans sa chambre. Je n’avais aucune idée de quoi représenter sur cette toile immense. Mais ce que je savais, c’était que cela m’excitait beaucoup d’y penser. Vermillon… Couleur que je voyais en permanence pendant que je ressentais cette excitation.

Le jour j. Maman travaillait. Elle m’avait confié cette mission comme quelque chose de très important. Mais le matin même, je ne comprenais pas pourquoi je ressentais cette violente couleur venir m’aveugler. Elle me donnait une terrible migraine dont je n’arriverais pas à décrire la douleur.

C’était écarlate.
Puis soudainement infestée de pointillés verts amande.

Douleur…
Peur…


Je criais. Et cela pendant une bonne et très longue heure. Ma voix allait bien finir par s'éteindre... Ma respiration était saccadée. Les genoux au sol, je ressentais de l’acidité me brûler la gorge. J’étais bel et bien entrain de régurgiter tout ce que j’avais dans l’estomac. J’étais totalement paniqué. Et pourtant, même après l’avoir senti passé. Je désirais mourir.

Mais, j’ai survécu.
C’était mon éveil.
Enfin...
Rien de plus.
Rien de moins.

Je suis un élu...

D’un pas lent, je m’étais approché de la chambre de ma mère. Un pot de couleur rouge pétant. La douleur. Un pot de couleur noir. La colère. Un pot de couleur vert. Le rejet. J’avais aspergé ce mur, sans aucune réflexion. Mon corps aussi, était imprégné de cette peinture à l’odeur jaune citron. J’étais resté devant ce mur pendant un long moment. Puis j’avais entendu le bruit de la porte s’ouvrir. Maman était là.

« Isami ? Alors… Montre-moi ce que tu as… »

Mon corps s’était retournait lentement vers elle. Le visage sans expression.

« ...Fait ? »

Elle était sans voix. Bouche bée. Ses yeux luisaient de tristesse et de peur. Bleu pervenche. Vert amande. Et puis, elle avait tenté de s’approcher de moi. Mon regard vide la fixait et lorsque sa main s’était posée sur mon visage… J’avais l’impression que mon corps se brisait. Encore…

Encore cette foutue couleur écarlate devant mes yeux.
Encore ce vert répugnant
Je n’en pouvais plus.

« NE ME TOUCHE PAS. NE T’APPROCHE PAS. DISPARAIT !! JE NE VEUX PLUS... C’EST TROP ROUGE… MES YEUX NE SUPPORTENT PLUS !! »

Avec violence, je l’avais poussé. Elle avait perdu son équilibre, telle une poupée de porcelaine, son corps s’était écroulé d’un seul coup.
Maman. Tu étais trop sensible.
Trop fragile.
Tu n’aurais pas du m’aimer autant…

Disparait… De ma vie…

Depuis ce moment fatal comme le pourpre, ma mère avait fini par m’ignorer. Comme je lui avais demandé. Plus aucune conversation échangée. Plus aucun regard croisé. Plus aucun contact entre nous deux. Tout était fini. Mais malgré cela, elle me laissait la possibilité de continuer à habiter chez elle, car je restais son fils. Chacun faisait sa vie dans son coin. Et cela me satisfaisait.

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Je marchais le long du couloir. Des regards se posaient sur moi. Une expression hautaine se lisait sur mon visage. À mes dix-sept ans, j’étais au lycée. J’avais une réputation assez étrange. Certain me respectait, d’autres avaient peur de moi. Et il y avait ceux qui disaient que j’étais une mauvaise personne. Ils étaient teintés de vert, comme la jalousie. Quand à moi, j’étais teinté d’améthyste comme l’arrogance.
En arrivant au bout, j’avais plaqué une pochette à dessin format A3 contre le torse d’un jeune homme. Masaru. Mon professeur particulier de peinture. Il était assez jeune pour un enseignant. Il allait sûrement sur ses vingt-et-un ans. Vraiment talentueux. Mais pourtant il n’égalait pas mon style, mais cela ne m’empêchait pas de voir du magenta en lui. Pourquoi les battements de mon cœur s’accéléraient sans cesse en sa présence ? Pourquoi étais-je troublé pour son sourire ? Je ne voulais pas de tout cela. Je voulais absolument l’éviter du mieux que je pouvais.

« Voilà mes derniers travaux. » Lui avais-je dis d’un ton sec.
« Oh… Merci beaucoup Maeda. »

Je m’étais retourné sans rajouter un mot de plus, puis j’avançais vers ma salle de cours. En y entrant, tout le monde me regardait, et moi j’ignorais. Car je les trouvais vraiment laid… Mes pas se rapprochaient d’un groupe de jeune fille. L’une d’entre elle était une victime. Une sale réprouvée qui n’arrêtait pas de médire derrière mon dos. Les yeux plissaient. Un sourire sournois dessiné sur mes lèvres. Je m’étais pointé devant elle.

« Alors. J’ai appris que tu es une réprouvée. C’est pour cela que tu voues une haine bien verte comme il faut envers moi ? »
« Mêles-toi de ce qui te regardes Maeda ! »

Un rire résonnait dans la salle. J’étais assez grand pour la dédaigner du regard convenablement. J’avais passé alors une main dans mes cheveux.

« Tu es vraiment répugnante. C’est bien pour cela que tu n’as pas été choisie comme élue. Contrairement à moi… »

Méprisable. C’était le mot pour résumé la personne que j’étais réellement. Je n’arrêtais pas de faire tout mon possible pour être rejeté. Et pourtant, il y en avait toujours à mes pieds pour admirer mon art. Je commençais même à me faire connaître grâce aux publications de mes œuvres dans un magazine consacré aux amateurs de peinture. Alors autant me faire une petite place là dedans. Tant que je pouvais vivre seul, tout pouvait m’allait.

Un soir, j’étais encore dans la salle d’art plastique, en train de peindre une toile. Masaru était entré, surpris de me voir. Il avait fallu simplement ressentir sa présence dans la pièce pour rajouter une touche de magenta sur une partie de ma création. Je l’ignorais du mieux que je pouvais. Puis d’une voix douce, bleuté, je ressentais un frisson en l’écoutant, il me disait :

« C’est toujours aussi magnifique Isami. »

Silencieux. Absent. Comme le vide. Une absence de couleur. Le blanc. Je ne voulais pas répondre à son compliment. J’étais assez troublé comme le rose saumon. Il restait planté derrière moi, à observer ce que j’étais en train de faire. Jusqu’à avoir terminé de peindre cette toile. Je m’étais mis droit devant lui et sans une expression qui déformait les traits de mon visage.

« Je t’aime. »

Ses pupilles s’écarquillaient. Son regard s’était retourné d’un coup avant de plaqué la paume de sa main gauche sur ses lèvres. Cela l’avait forcement rendu mal à l’aise. Était-ce des rougeurs que j’avais aperçues sur les pommettes de son visage ?

« Je ne sais pas quoi te répondre... »
« Alors c’est parfait. Ainsi, je vais pouvoir enterrer ces sentiments qui m’angoissent sans arrêt. Quel soulagement… Tu peux rentrer chez toi maintenant. »
« Comment ? Ne me dis pas que tu es… »

Mon regard devenait plus sombre. Je le fusillais comme si je voulais le faire fuir d’ici.

« Un enfant des cieux ? »
« Cela me rend fou de chercher à me lier avec les autres. Je vois sans arrêt… sans arrêt… sans arrêt… du vert amande apparaître devant mes yeux. C’est douloureux. Extrêmement douloureux. Je préfère être clair, cela tombe bien que ce ne soit pas réciproque. Je vais pouvoir éteindre cet amour que je ressens. »
« C’est parce que tu ne t’acceptes pas que tu rejettes et que tu te fais sans arrêt rejeter par les autres ! Apprends à t’aimer comme tu es ! »

Il avait saisit mon bras avec violence. À ce moment là, j’étais aveuglé. Par une couleur écarlate… Et elle me donnait une migraine affreuse comme le vert sauge. La douleur s’amplifiait au fur et à mesure que je lui hurlais avec force de me lâcher. Mais sans aucune explication, j’avais ressenti une douce caresse contre mes lèvres. Elle transformait le vert en bleu. La peur en douceur. L’écarlate en magenta. La douleur en amour.
Il m’embrassait. Avec tendresse. Pourquoi devais-je supporté cela ? C'était de l'amour qu’il me donnait ? Était-il sincère ? Je n’en voulais pas… Mais au plus profond de moi, je le désirais. Et si jamais je devais le perdre ? Ma vie n’aurait plus aucun sens. Et je souhaiterais m’effacer à tout jamais…

-----------------------------------------------------------------------------------------------

Masaru. Cet homme original.
Masaru. Cet homme charmant.
Masaru pourquoi est-ce que je t’aime autant ?


« Maeda, je suis ici. »

Je l’avais attendu dans une rue près du centre ville, habillé d’un haut rayé, violet et blanc, d’une jupe bleu marine, de talons haut et noirs. C’était un rendez-vous. J’espérais vraiment que cela soit un rendez-vous normal. Et pas autre chose.

« Bonsoir Masaru. Tu sais, tu peux m’appeler par mon prénom... »
« Oui Isami. »

Il me reluquait d’une façon surprise. Des pieds jusqu’à la tête puis il souriait d’une manière irrésistible. Je ne pouvais pas m’empêcher de regarder ailleurs. C’était vraiment troublant, comme le rose saumon

« La rumeur au lycée était donc vrai. Tu t’habilles bel et bien comme une femme. Cela te va très bien en tout cas. »
« Si tu pouvais éviter de me sortir ce genre de stupidité… »
« Et quelle couleur donnes-tu à ma stupidité ? »
« Vert-jaune. »

Il avait rit légèrement à ma réponse. Son rire me faisait frissonner… Nous avions marché côte à côté. Une promenade et rien de plus. Car je n’avais pas envie d’aller plus loin qu’une simple ballade. Non. Sûrement pas. C’était impossible à accepter. Il m’avait raconté son enfance pendant le trajet. J’écoutais attentivement, sans le montrer, bien évidement. Il m’avait posé quelques questions sur moi. Mes goûts. Ma synesthésie. Mon enfance. J’y avais répondu brièvement. Je ne voulais pas lui révéler d’autre chose. Au final, je l’aimais mais je ne lui faisais aucunement confiance.
Il m’avait complimenté sur tout. En soulignant mon talent. Puis il m’avait avoué quelque chose qui semblait me sortir de la réalité. Était-ce un rêve ? Une illusion ? Je n’en savais rien. Mais je ressentais du plaisir. C’était rose fushia

« Isami… Je pense avoir réfléchis. Je suis sûr de moi. Je t’aime également… »

J’étais totalement comblé. Mais…
Quelque chose clochait. Pourquoi… Pourquoi était-ce si rapide ? Pourquoi me l’avouer maintenant ? Pourquoi avait-il accepté l’amour d’un autre homme comme moi malgré que je me sente comme une femme ? Aucune réponse… Rien… J’étais désorienté. J’avais besoin de me reposer. De m’assoir. De m'allonger pour rependre mes esprits. Il saisissait ma main avec délicatesse. Je sentais mon cœur rater un battement.

« Je t’emmène chez moi. »

Je n’avais rien répondu. Je n’avais aucunement besoin de répondre. Un simple hochement de la tête suffisait amplement. Il m’avait emmené dans son appartement. Le trajet n’était pas trop long. Ou le temps passait beaucoup plus vite en sa présence ?

Faites que les minutes s’éternisent…
Faites que le temps se fige…


En posant les pieds sur le sol de sa demeure, je sentais une odeur bleu ciel… La sienne. Apaisante. Agréable. Sucrée… Il m’avait demandé de s’installer devant la table de la cuisine et il m’avait tendu un verre. Peu importe ce qu’il y avait dedans, j’avais soif. Ma gorge brûle. Je buvais cul-sec. Et je redemandais encore à boire.

« J’ai soif. »
« Je vois ça… » Il m’avait enlacé puis murmuré doucement à l’oreille : « Isami… Est-ce que tu ferais tout ce que je te demande ? »
« Bien sûr… puisque je t’aime… »

Un doux baiser de sa part. Puis un autre. Et un nouveau verre. Ma tête tournait. J’étais euphorique. De quoi parlait-on déjà ? Je ne savais plus. Mais mes yeux ne voyaient plus rien qu’une multitude de couleurs se mélanger pour devenir noir… un noir profond. Je dors. Comme si j’étais complètement mort…

Mes pupilles s’ouvraient lentement. Changement de décor. Où suis-je ? Pensais-je en regardant tout autour de moi. Je voyais une fenêtre ouverte. Une salle aux murs tapissés de blanc. Très éclairée. Une odeur très inquiétante et verte anis me montait à la tête. De l’alcool ? Je tentais de me lever puis je remarquais que j’avais les poignets derrière mon dos liées. Les chevilles également. J’essayais de me libérait mais en vain. Masaru était ensuite entré dans la salle. Ma voix était éteinte. Il me faisait peur… extrêmement peur.

« Isami… Laisse-toi faire. D’accord ? Laisse-moi t’étudier sagement… »
« C-co…comment ça… Que vas-tu faire ? »

Un érudit. Il avait caché son affiliation depuis tout ce temps. Il m’avait complètement manipulé. C’était un jeu. Celui de tromper mes sentiments… Celui de se faire passer pour un gentil… Celui de me souiller...

« LÂCHE-MOI ! LIBÈRE MOI !! »
« Tu m’as promis que tu ferais tout ce que je te demande… »
« JE N’ÉCOUTERAI PAS UN MONSTRE COMME TOI !! »

Je m’étais débattu du mieux que je pouvais. Il résistait en me maitrisant par les épaules. Je bougeais tout mon corps avec toute la force que je possédais. Une montée d'Adrénaline. Je tentais de me rapprocher de la fenêtre malgré mes pieds liées par une corde. Cet instant me faisait pleurer. Des larmes brûlantes qui tâchaient ma vision d’un bleu pervenche. J’avais penché le haut de mon corps vers la fenêtre, la seule voie de sortie que j’avais trouvé. La distance entre ici et le sol était suffisante pour en finir avec moi…

« EST-CE QUE TU VEUX AVOIR MA MORT SUR TA CONSCIENCE ? »
« Isami… Non… »
« J’AI COMPRIS. JE NE FERAI PLUS JAMAIS CONFIANCE EN QUI QUE CE SOIT ! »
« Isami… REDRESSE-TOI ! »
« Adieu… »

J’étais prêt à me jeter dans le vide. Mais il avait empêché d’abréger ma souffrance. Alors qu'il avait brisé tous mes espoirs… Alors qu’il avait piétiné mes sentiments.

Sauvé par l’homme le plus détestable.

-----------------------------------------------------------------------------------------------

Vingt-quatre ans d’existence.
Je vis désormais seul dans un petit appartement. Loin de celui de ma mère. Loin de celui de Masaru. J’espère à tout prix ne pas les croiser. Grâce à ce dernier, j’ai compris que j’ai une haine profonde envers les personnes comme lui. Saletés d'érudits. Il m’a aussi appris qu’il ne faut plus tomber amoureux… si c’est pour vivre un enfer comme je l’ai vécu.

Merci… Merci d’avoir empiré mon état.

Cette vie n’a aucun sens pour moi. Je n’ai que de la peinture et la calligraphie pour m’évader. Et cela m’a rendu célèbre au pays du soleil levant. Et pourtant ce succès, je le trouve inutile. Même si je m’en vente, je mets en valeur une certaine fierté. Je trouve cela complètement absurde.

Je ne parle que très rarement aux gens qui m’entourent. Ma mère a fini par s’inquiéter pour ma santé mental, mais je l’ai complètement renié. Je n’ai besoin de personne. Ils me dégoutent tous… Oubliez simplement que j’existe. Arrêtez de m’acclamer comme un génie. Laissez-moi simplement vivre de ma passion sans que j’aie à faire des interviews… Des rencontres avec d’autres artistes. Des expositions.

Foutez-moi la paix.

Votre hypocrisie de couleur absinthe me donne envie de gerber. C’est l’argent que je gagne qui vous intéresse ? Alors vous êtes encore plus dégueulasses… N’essayez même pas de m’adresser la parole, vous finirez tous blessés par mes propos. Je ne suis pas la bonne personne à qui il faut parler.

Je ne suis qu’un renard solitaire qui ne cherche qu’à devenir bleu.
Comme le ciel et la mer…
Et la douceur



∆ You're so badass

Le bleu ? Ne le dirais-je jamais assez ? C’est une couleur que j’apprécie énormément. C’est bien pour cela que je détruis ma chevelure avec des colorations. Elle est bleutée, coupée en carré plongeant. Et chaque mois je dois passer chez le coiffeur pour éviter à tout prix que les mèches s’assèchent par l'ammoniaque contenu dans les colorations. Pour faire tenir ma frange qui à la mauvaise habitude de partir dans tout les sens, je porte un bandeau rose et noir.

Mes yeux ? À la base, je porte des lunettes, mais elles me gênent beaucoup dans mon travail d’artiste, alors je porte des lentilles qui cachent mes iris marrons et donnent l’impression qu’ils sont aussi bleus que ma tignasse. La forme de mes yeux se rapproche de celle des renards. De petits yeux en amande à moitié ouvert.

Un mannequin ? J’aurais pu l’être, mais ce ne sera jamais ma vocation. Je suis assez grand, mais pas trop non plus, un mètre soixante-dix-huit pour être précis. En réalité, c’est surtout ma minceur qui me donne l’air d’être plus grand. Je possède également des traits fins sur mon visage. Des mains longues et fines, toujours entretenues correctement, surtout mes oncles que je vernis sans arrêt avec différentes couleurs par jour.

Efféminé ? C’est cela oui. Je me sens comme une femme, alors je porte des vêtements spécifiques pour les demoiselles. J’aime les hauts à rayures, les chemises, les foulards légers. J’aime porter les couleurs en rapport avec ce que je ressens.  J’adore les jupes, les jeans serrés, les shorts. Je suis un amateur de talons, haut, ou léger, vernis ou en daim. Mes pieds ne sont pas trop grands et cela est vraiment pratique pour trouver les pointures que je désire.

Ma voix
? Elle est assez grave, ce qui surprend par rapport à mon apparence. J’essaye donc de l’adoucir doucement comme celle d’une femme lorsque je prends la parole. Je veux la rendre bleu lorsque je l’écoute.

Mes mauvaises habitudes ? Elles sont multiples et presque impossible à citer : Mettre mes mains dans les cheveux pour souligner le côté prétentieux que je veux montrer à mon entourage. Claquez mes chaussures contre le sol. Peindre et écrire avec que les trois couleurs de la synthèse soustractive. Manger peu. Je suis d’ailleurs très difficile en matière d’aliment...

Un renard. Qui apprécie énormément la solitude. Qui reste dans son trou à ignorer le reste du monde. Mon sourire sournois je l’offre à tout le monde. Surtout ceux que je prends sans arrêt de haut. Je ne manque pas d’arrogance et de froideur. Je peux parler ironiquement, répéter sans arrêt que j’ai du talent contrairement aux autres. Oui, j’ai ma fierté. Je peux crier haut que je suis quelqu’un de raffiné, d’ingénieux. Et cela en ait presque blessant car je rabaisse ceux qui se prétendent être des artistes doués, tout comme les réprouvés qui n’ont pas été choisit. Je fais également preuve d’un léger narcissisme en ce qui concerne mon apparence.

Un synesthète. Je peux donc évoquer des noms de couleurs, même des nuances, avec précision. Car les odeurs, les sensations, les émotions et les caractères de chaque individu je les associe à ces couleurs. Lorsque je ressens de la tristesse, j’aperçois du bleu clair, pervenche. Lorsque je souffre, une couleur écarlate me rend totalement aveugle. Lorsque je suis effrayé, ma vision est perturbée par du vert comme celui de la peau douce des amandes. J’arrive donc à bien me servir de ma mémoire visuelle.

Un artiste prodigieux. La peinture est ma plus grande passion. La calligraphie également. C’est bien plus qu’un passe temps ou un loisir. C’est une habitude et cela prend une énorme place dans ma vie. J’ai un style particulier, lorsque je pense à des sensations, je suis capable de les représenter avec minutions sur mon support. J’aime la géométrie, les corps nus, les vêtements, les portraits et les mots…

Une frêle demoiselle. Je suis quelqu’un de très sensible. J’ai besoin de liberté. Je souffre d’une légère haptophobie, qui me rend fou lorsqu’un tente de me toucher. Je suis également posé, calme et doux. Bien sûr je peux être très mélancolique à des moments. Je me sens comme une femme, mais pas au delà d’accorder les adjectifs aux féminins… Je respecte mon véritable genre, mais les événements de mon enfance ont fait que je suis attiré uniquement par les hommes…


∆ & toi, t'es qui ?

●● Ton peuseudo : Yonaka.
●● Âge : 21 années.
●● Zelda ou Link ? Sheik.
●● Comment tu nous a trouvés ? DC de Svein.
●● Des suggestions ? Vous êtes parfaits en fait.
●● Le mot de la fin, alay ! Luv sur vous. ♥
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Shika Miyazawa





&& ::
●● Métier: Etudiant.
●● Âge du personnage : 15 ans.
●● Relationships :
MessageSujet: Re: ◭ Look at this blue fox. ~ ▪▪▪ ISAMI   Ven 26 Sep - 3:30


Let me luv ur character (and u)
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Abel Kingston

Propriété de Kana




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●● Métier: Roi.
●● Âge du personnage : 22 ans.
●● Relationships :
MessageSujet: Re: ◭ Look at this blue fox. ~ ▪▪▪ ISAMI   Ven 26 Sep - 7:01


Félicitations !



●● Alors déjà, bravo pour ton travail. C'est une très, très belle histoire. Bien menée, très agréable à lire, ça fait plaisir. Le personnage est vraiment génial et très appréciable également. Je n'ai rien à redire sur ta fiche. Tu as vraiment fais du bon travail, tu peux en être fier. Je te valide donc sans attendre. Félicitations.

●● Tu peux dès maintenant aller ouvrir ta fiche de liens, faire une demande de logement (mais t'es pas obligé) et même faire une demande de RPs, ou en ouvrir un directement.

Va avec la bénédiction du Roi. ♥

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MessageSujet: Re: ◭ Look at this blue fox. ~ ▪▪▪ ISAMI   

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